[Dossier] Animasia 2016

 Coconut’s diary, travel to Animasia

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Lecteurs, lectrices, durant le premier week-end d’octobre se déroulait à Bordeaux le festival Animasia. En tant que fan de mangas et fervente amatrice de Just-Dance, je me devais d’y aller ! Et puis, quoi de mieux pour le moral que de se moquer (en toute amitié) des cosplays ratés ? Je vous propose donc de suivre mon trépidant week-end, comme si vous étiez !

JOUR 1
9h00 : Rendez-vous avec mes deux acolytes du week end pour faire notre entrée dans le festival ; un nombre conséquent de jeunes attend déjà devant l’entrée, costumés, maquillés et la bave aux lèvres, ils en feraient presque peur…
Une fois à l’intérieur, un premier tour s’impose : tant qu’il n’y a pas trop de gens, je prends le temps de faire un tour complet du festival. Au rez-de-chaussée, de nombreuses boutiques plutôt orientées japon et culture asiatique (kimonos, thés, figurines, répliques d’armes en vrai plastique…), mais aussi les points de restauration et tout un pôle jeux de société où on peut s’installer pour tester toutes sortes de jeux (sans rire…) et il y a beaucoup de choix ! A l’étage, c’est le jeu vidéo qui domine. De nombreux ordis et autres consoles sont disponibles pour du freeplay, la scène est réservée pour la matinée à… Just-Dance, et donc, après avoir pris la scène d’assaut pour une chanson (et m’être inscrite à tous les tournois proposés), je retourne à mon inspection de l’étage ; les boutiques sont donc consacrées aux jeux vidéo et ses produits dérivés (figurines « pop », vêtements à licence et autres tee-shirt amusants, Monopoly Zelda (bienvenue à Mercant’île !)…), on retrouve de stands de création visuelle et de test de jeux vidéo indé, et tout au fond se trouve une autre scène où vont se dérouler différents défilés et autres interventions. img_2120Cette année il y a une nouveauté ! une péniche (à l’extérieur évidemment, bande de petits malins) a été affrétée exclusivement pour accueillir confortablement les conférences, loin de l’animation parfois bruyante du festival. Une innovation charmante !

12h00 : Le grand tour est fait et la faim se fait sentir (le petit-dèj’ est déjà loin) ; vu qu’il est encore assez tôt, les stands de restauration ne sont pas encore pris d’assaut, et je me précipite vers celui qui avait particulièrement retenu mon attention. Accrochez-vous à vos sombreros les samouraïs du dimanche, j’ai l’honneur et la joie de vous présenter un concept que seuls des bobos hipsters ont pu mettre à jour : le Burrito sushi!!

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J’imagine la discussion lors de la mise au point du concept : « Bon, les gars, on pense modernité, on pense échange des cultures, c’est la mode au states ! Après le cronuts, on mélange la délicatesse du Japon avec la vitalité du Mexique !! Itadakimasu mi corazòn ! » Je me retrouve donc avec un maki géant coupé en diagonale, une boisson et… un donuts^^. Je ne cracherai pas sur ce menu, c’était tout à fait comestible (malgré l’algue nori qui faisait des siennes) et ça m’a calée pour la journée ! Je pense que ce type de création a parfaitement sa place en festival, c’est original et en plus c’est assez pratique à manger, mais je doute de la pérennité de l’invention…

Pour digérer tranquillement, direction le pôle jeux de société. img_2141Nous commençons un jeu de plateau de la grande famille Cthulhu, doté de nombreuses règles et dont la principale à retenir est : il n’y a qu’une seule façon de gagner la partie, mais des multitudes de façons de perdre ! Rassurant, n’est-ce pas ? Qu’à cela ne tienne, mes fidèles comparses et moi-même relevons le défi !! Nous étions en bonne voie, mais… l’heure tournait et l’appel du jeu (entendez l’appât du gain) nous obligea à couper court à notre partie.

14h00 : Le premier tournoi de Just-Dance commence !! Celui-ci est axé « rétro », c’est-à-dire qu’il se concentre sur les n°2 et 3 de la licence. Armée de mes plus beaux atours (en tout cas des plus confortables) et d’une vile cheville récalcitrante, je me lance guillerettement dans la compétition, et même si je ne parviens pas à monter sur le podium (…pour l’instant…), l’ambiance est agréable et bonne enfant, notamment grâce aux intervenants qui s’occupent d’organiser et d’animer les tournois (les petits lots que nous recevons aident à valoriser toute participation). En suivant se lance le second tournoi de la journée, celui-ci plutôt tourné vers les jeux plus récents (2014 à 2016). J’y participe également, le premier n’était qu’un échauffement, haha ! Je parviens cette fois-ci à la 3ème place !! Malheureusement, suite à de légers retards dus à l’affluence de nombreux compétiteurs, je suis obligée de fuir (tout en demandant à mon BFF de récupérer mon lot) vers d’autres contrées ; en effet il est l’heure de me rendre à la péniche, car les deux conférences qui clôturent cette première journée m’intéressent.

20161001_17432417h00 : Je slalome entre les visiteurs et file comme le vent tel Naruto dans ses grandes heures pour arriver à temps à ma première conférence sur Le Lolita, présentée par l’association Rouge dentelle et Rose ruban… Ne vous inquiétez pas, les conférencières elles-mêmes nous ont fait part de leurs moult blagues et autres jeux de mots sur ce nom. Cette première conférence, plutôt scolaire (avec powerpoint à l’appui) et très structurée nous a permis d’en apprendre plus sur le style Lolita : son origine (les années 70 au Japon, sous une influence romantique des romans européens) et ses trois styles principaux, sweet, romantique et classique ; ses différentes évolutions au cours des décennies (de plus en plus d’accessoires, une forme de consumérisme du toujours plus, et des influences toujours plus larges) et sa diffusion en Orient et en Occident largement aidée par les forums et les réseaux sociaux. J’ai ainsi découvert qu’il existait une association internationale (Japonese Lolita association) encouragée par le ministre de la culture du Japon pour promouvoir la culture japonaise à l’international ; cette association élit des ambassadrices dans les pays concernés (3 pour nous) afin de faire vivre ce style et de le représenter à travers des événements européens (Londres, Paris, Barcelone en 2016…). Les conférencières étaient stressées mais très sympathiques, et surtout elles tentaient de montrer que le Lolita est une passion, pas un mode de vie. Cependant, le public ne m’a pas semblé très réceptif (peu de questions), la sobriété de la présentation n’aidant pas vraiment. Personnellement je suis restée sur ma faim, j’ai plus eu l’impression d’un cours ou d’un exposé ; j’aurai aimé une deuxième partie plus dynamique, des modèles, des exemples… Mais pour ce qui m’a semblé être une première expérience, elles s’en sont bien sorties !

18h30 : J’enchaîne avec la deuxième conférence (et la dernière d’une journée bien remplie !) : Le fun dans le jeu vidéo. J’y vais sans trop savoir à quoi m’attendre ; ça m’intéresse, mais je ne suis pas vraiment versée dans les arts du monde vidéo-ludique, et j’ai peur de perdre le fil rapidement. Mes craintes se cristallisent lorsque je vois s’afficher le titre « initiation au game design »… et tout rentre dans l’ordre lorsque différents messages humoristiques s’enchaînent sur l’écran. S’il y a de l’humour, je vais pouvoir suivre ! En effet, aucun regret pour avoir assisté à cette conférence décomplexée et passionnante ! Suite à la présentation des quatre intervenants et de leurs jobs respectifs, ils ont poursuivi en expliquant les éléments à suivre pour faire un bon jeu, la règle des « 6 F » : Fun et expérience de jeu, Flow, Feeling, Forme, Finition et Fond (un peu comme une recette). J’ai l’impression d’assister à une explication professorale ultra pédagogique dans laquelle chacun peut intervenir et ajouter son grain de sel. La conférence s’est finalement orientée vers un débat sur la dissonance ludo-narrative, ce que certains ont comparé aux « faux-raccords » de l’univers cinématographique. En gros, ce sont les éléments qui font que le joueur sort de son expérience de jeu, et de quelle manière les développeurs jouent avec ces éléments. Une conversation vraiment passionnante, arrêtée gentiment mais fermement vers 20h par un « je suis désolé mais la péniche va partir ! Après, vous pouvez toujours rester dedans… ». Bon, nous sortons de la péniche, discutons quelques instants avec les conférenciers, très ouverts et à l’écoute (d’aucuns diraient bavards… et ils n’auraient pas tort) et je regagne tranquillement ma demeure dans un tram plus ou moins bondé de jeunes en costumes fatigués (tant les jeunes que les costumes d’ailleurs) et au maquillage effacé qui se donnent rendez-vous le lendemain, ou, au contraire, se lamentent de ne pouvoir y être…

JOUR 2
11h00 : Après une course personnelle en cette matinée dominicale, j’arrive pour mon deuxième jour à Animasia ! Au programme, deux autres tournois Just-Dance, tenter de refaire une partie de Cthulhu avec mes compagnons de salon et dépenser quelques espèces sonnantes et trébuchantes dans des boutiques repérées hier. J’arrive pile à l’heure pour mon premier tournoi de la journée, et les intervenants, prévenus que j’allais peut-être être en retard, m’ont placée dans la dernière poule des participants (ai-je dit à quel point ils étaient adorables ??). La compétition commence et s’enchaîne en ma faveur, car j’arrive cette fois-ci sur la deuxième place du podium (derrière l’indétrônable Skygirl…) ! Joie et allégresse, je repars avec de beaux cadeaux (dont une montre et un jeu vidéo… dont je ne possède pas la console malheureusement…) et me promets intérieurement de tout donner lors du dernier tournoi de cet après-midi (je l’aurai un jour !!).

13h00 : Mes comparses et moi-même nous retrouvons pour aller nous nourrir ; pas de bol ce coup-ci, tout est pris d’assaut ! Mais, notre ténacité n’ayant d’égal que notre courage, nous nous glissons dans la file d’attente du Nobi-nobi. De longues minutes plus tard (et après m’être retenue de frapper les deux ados derrière nous, assis par terre dans leurs costumes/pyjamas/peluches éventrées de pokémon ou autre petit poney, qui tapent dans ma cheville (toujours entorsée, je le rappelle) dès que la file avance), nous pouvons enfin nous restaurer d’un bon repas chaud, mais dans lequel les cuisiniers n’ont pas lésiné sur les oignons et le poivrons, mes meilleurs amis… Heureusement, le feu qui s’est installé dans ma bouche s’évanouit grâce au dessert, une petit cheesecake au yuzu. Mmmmh… Ce bon repas achevé, nous retournons donc au stand de jeux de société pour voir si le jeu testé la veille est disponible. Coup de bol, les joueurs viennent de finir leur partie ! Nous installons et commençons une nouvelle partie, l’espoir chevillé au cœur de finir celle-ci ! Hélas, vous me voyez venir… Impossible de terminer cette seconde partie, car il est l’heure pour l’un de mes acolytes et moi-même de nous rendre au dernier tournoi Just-Dance, où l’inscription se faisait en duo. Nous interrompons donc notre partie, avec moins de tristesse que la veille cependant, car celle-ci avait débuté moins bien.

15h00 : Après avoir lâchement abandonné le troisième larron, mon binôme et moi nous rendons à la scène qui accueille Just-Dance. Motivés et en osmose totale (BFF power), nous éliminons nos concurrents sans faillir ! De plus, la chance nous sourit : d’autres duos plutôt doués s’éliminent entre eux, et nous évitons la poule de « Skygirl » jusqu’au bout. Moment émotion, cependant, quand nous nous retrouvons face à un duo avec lequel nous avions sympathisé ! Mais que le meilleur gagne… et nous arrivons en finale contre le duo formé par ma némésis et une amie à elle. Durant toute la durée du concours, les intervenants animent la foule et récompensent des danseurs qui n’ont pas eu le temps de s’inscrire et qui suivent les chorégraphies devant la scène. Un vrai travail de professionnels ! Lucide quant à mes capacités, je suis cependant fière de savoir que notre duo est de toute façon sur le podium. La chanson choisie pour la finale est une création de joueurs (danseurs professionnels cela va sans dire) filmés, c’est-à-dire qu’aucun de nous ne connaît la chorégraphie, et qu’en plus elle va être complexe ! Amateurs de challenge, nous nous lançons dans ce défi, non sans avoir salué nos adversaires (de taille, bien que petits). La chanson se passe, nous transpirons, les scores s’affichent… Et c’est la consécration pour ma petite personne : j’ai le meilleur score, et de loin !! En additionnant nos résultats, nous sommes donc premiers et vainqueurs de ce dernier tournoi !! A ces mots Coconut ne se sent plus de joie, et la douce sensation de victoire parcourt son corps, fourbu mais heureux. Notre duo d’exception récupère ses lots (une montre, un tee-shirt et des goodies pour chacun) et nous décidons d’aller prendre un goûter bien mérité au Maid Café, où nous retrouvons notre collègue (que nous saoulons de vantardises). Hélas, déception totale !! Ils ne prennent que les espèces ! On se rabat donc sur le revendeur voisin, et mon adorable partenaire de danse m’offre mon goûter, car je cite « c’est grâce à toi qu’on a gagné ! ». Hihihi^^.

17h30 : Le festival va bientôt fermer ses portes, il est temps pour moi d’aller faire mes petits achats !! Malheureusement pour moi (et heureusement pour mon portefeuille) je m’y prends un peu tard, et quelques objets que j’avais repérés ne sont plus disponibles. Je parviens tout de même à mette la main sur un ravissant serre-tête orné d’étoiles bleues pailletées (dis comme ça, j’avoue que ça ne vend pas du rêve, mais je vous assure qu’il est charmant et surtout qu’il me va à ravir !) et un lucky bag (sac fermé que l’on achète sans savoir ce qu’il y a dedans, mais dont la valeur est supérieure à celle payée) que j’ai pu avoir grâce à l’unicité parfaite de notre trio, car la boutique ne prenait pas la carte bleue et j’avais oublié mon chéquier… Mais en unissant nos forces et nos fonds de poche nous avons pu réunir la somme exacte (au centimes près, cher lecteur pendu à mes lettres !) pour me permettre de repartir avec ! Il contenait des petits stickers/post-it chatons, un stylo agrémenté d’un canard (que j’ai offert à l’un de mes comparses en remerciement) et un petit bocal/thermos très mignon qui se referme grâce à un bouchon « oréo » et qui est recouvert d’un cache en forme d’ourson pour que je ne me brûle pas quand je bois. Bref, cette deuxième journée s’achève agréablement, et nous rentrons chez nous, fatigués mais heureux, inconscients encore de ce qui nous attend le lendemain : le terrible lundi matin !

PS : Un grand merci au Monde Azerty qui m’a permis de profiter pleinement de ce week-end Animasia !

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Coconutwithacape
Auteur : Coconutwithacape

Se suffit à elle-même. Traque les fautes sans répit.