[Critique] Wolf Hall

Son of a b…lacksmith !

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evaluomatic_4,5

Diffusée sur Arte depuis le 21 janvier 2016, Wolf Hall démontre, encore une fois, l’excellence des séries britanniques. La quantité ne faisant pas toujours la qualité, cette série s’étale sur 6 petits épisodes d’une heure chacun.

La série débute à la fin des années 1520. Le roi Henry VIII est marié depuis 20 ans à Catherine d’Aragon, mais n’a pas encore d’héritier mâle, ce qui risque de semer le chaos en Angleterre une fois son heure venue. Sa seule descendance légitimée ? Une certaine Marie Tudor. Il cherche donc à répudier son épouse, d’autant plus qu’une autre occupe ses pensées…

Programme Name: Wolf Hall - TX: n/a - Episode: Ep6 (No. 6) - Picture Shows:  Anne Boleyn (CLAIRE FOY) - (C) Company Productions Ltd - Photographer: Giles Keyte

Le cardinal Wolsey, son bras droit, est chargé de la lourde tâche de convaincre le pape. (Le divorce était moyennement apprécié, d’autant plus celui d’un monarque…) Malheureusement pour lui, il échoue et finit en exil. Son homme de confiance, Thomas Cromwell, lui reste fidèle. Dans sa tentative de réhabilitation, il profitera de l’ascension d’Anne Boleyn, favorite du roi, pour s’élever dans les plus hautes sphères.

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Je ne vous dévoilerai rien de plus. Wolf Hall montre avec succès la fragilité du pouvoir, la chute violente et inéluctable des plus grands, l’ascension d’un fils de forgeron aux qualités politiques exceptionnelles, le rejet de l’aristocratie envers ceux de petite naissance. Les jeux politiques sont admirables, entre malversations, mensonges, trahisons et j’en passe. On découvre la vie de grands personnages, tels que Thomas More ou la toute jeune Elizabeth Ière. Un petit bémol à ce sujet : malgré des explications laconiques en début d’épisode, il est difficile de suivre l’intrigue sans avoir fait quelques recherches sur cette époque troublée, aux prémices du grand schisme religieux qui aboutira à l’église anglicane.

Fort heureusement, c’est à mes yeux le seul et léger défaut de cette série ! Les acteurs (dont bon nombre ont déjà été vus dans d’autres séries telles que Game of Thrones, Sherlock ou Homeland) sont justes à chaque fois et insufflent une immense dose de vie à ces personnages historiques. Quand aux décors et l’esthétique… ils sont prodigieux. Les intérieurs sont cohérents avec la réalité historique (murs de pierre, tentures, meubles lourds et rares). Les scènes d’intérieur sont filmées à la seule lueur des bougies ! (Fans de Barry Lyndon, vous êtes gâtés) Quelques notes d’instruments à cordes accompagnent le tout.

En attendant le retour de Game of Thrones, n’hésitez vraiment pas à savourer ce bijou mêlant histoire et politique, et n’oubliez pas…

Those who are made can be unmade.

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Alimar
Auteur : Alimar

Une petite taille compensée par un appétit monstre : gastronome en herbe et lectrice assidue ! Une préférence pour les manuels d’histoire poussiéreux toutefois. Ennemies mortelles : les fautes d’orthographe.