[Review] Tout va bien – Pizzicato Five

« The new dance craze! »

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Une perruque afro mauve portée par une japonaise sur des fonds de couleurs unis et flashy… Pourquoi pas ? Autre époque et autre culture.

La musique est simple, les chorégraphies le sont encore plus et pourtant, loin de l’esthétique et des repères occidentaux, du moins ceux d’aujourd’hui et même des années 90, quelque chose fonctionne dans ce clip. Cette simplicité naïve qui dessine un sourire sur nos visages et nous fait oublier quelques minutes les atrocités de ce monde… Il ne faut pas plus.

Voici un clip qui pour nos yeux et nos oreilles de français condense plusieurs époques, 60’s et 70’s en figure de proue. La chanson est de 1992 seulement mais est tout à fait dans l’esprit yéyé tant dans le fond que dans la forme. Ne verrait-on pas un dossier consacré à Pizzicato Five dans un numéro spécial de Salut les Copains sorti en 1970, soit 5 ans après la sortie de l’album Rubber Soul des Beatles et 8 ans avant le tube Staying Alive des Bee Gees ? De façon un peu caricaturale, on pourrait situer ce titre des Pizzicato Five au croisement de ces deux mouvances. Un titre sans grande prétention qui porte haut et fort le message léger de nos yéyés insouciants, une piqure de rappel rétro qui nous communique pendant 4m56 que tout va bien.

Qui sont les Pizzicato Five ?

En toute logique, les Pizzicato Five sont… deux. Allez, c’est un peu plus compliqué. Il s’agit d’un groupe japonais ayant existé entre 1985 et 2001 et dont la composition n’a eu de cesse de fluctuer. Sur les cinq membres fondateurs du groupe, justifiant au passage une partie de leur nom, seuls deux restèrent jusqu’à la fin. Malgré un début de carrière fait d’échecs commerciaux, le groupe commence à gagner en popularité en Asie au début des années 90. Un de leurs albums, Happy End of the World, finit même par dépasser les frontières du continent pour gagner les States en 1996. Néanmoins, leur carrière pourtant très prolifique touche un public local, principalement japonais et philippin.

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Hans Gnuj
Auteur : Hans Gnuj

(Ma première voiture c'était une Peugeot, et un jour mes cousins sont allés dormir chez ma grand-mère.) Normophobe refusant de se soigner. Addict aux concepts, à l’impermanence et au fromage. Fasciné par les canards et les cantatrices chauves.